| Le
combat 1 vs 1 |
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Par
Pegase_rama
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| Préambule : Cet article se propose de traiter dans un cas général
le combat singulier entre deux avions de caractéristiques suffisamment
proches (en vitesse, taux de montée, taux de roulis, taux de
virage) pour qu’aucun des deux ne puisse prendre l’avantage
à l’aide d’une tactique ou d’une manœuvre
particulière. Il est clair que le combat aérien à 1 contre 1 sur des appareils comparables est un cas d’école… Il se rencontre rarement, ni en vrai ni en simule. Cela dit, sa maîtrise est sans aucun doute indispensable pour devenir un bon pilote. Dans tous les cas de figure, la connaissance de son
appareil, de son enveloppe de vol et de ses limites est un préalable
indispensable pour pouvoir s’engager avec quelques chances de
succès dans un duel aérien. C’est encore plus vrai
dans un combat où les deux appareils ont des performances similaires,
car le pilote qui connaît le mieux son appareil pourra prendre
l’avantage sur celui qui le connaît mal, en grimpant mieux,
tournant mieux et en s’offrant dont un choix de solutions tactiques
plus vaste aux problèmes de l’approche et de l’engagement. Un duel aérien se résume en trois phases
: Contrairement à ce que beaucoup de pilotes croient, la qualité principale requise pour prendre l’ascendant sur le pilote adverse n’est pas la qualité de réflexe ou les dons acrobatiques (bien que cela serve)…. C’est …. La patience…. Nous allons détailler ca dans chacune des phases du combat L’Approche L’art d’une phase d’approche consiste
à amener le pilote dans une position favorable pour l’engagement
du combat. Une bonne approche doit amener à accomplir l’un
des deux buts suivants : Trois possibilités s’offrent à vous
pour tenter de surprendre l’adversaire. Il ne faut quand même pas trop de monter le bourrichon…
obtenir la surprise est un art difficile qui demande énormément
d’expérience. Dans bien des cas, il n’est pas si difficile de
gagner l’avantage d’énergie : l’adversaire
a souvent tendance à se jeter droit sur vous dès qu’il
vous a repéré, soit en général à
une distance de 5Km dans chacun des cas. L’idéal est d’arriver à croiser l’adversaire alors qu’on a une trajectoire parallèle en sens inverse, décalée sur sa (et votre) gauche et avec l’avantage d’altitude. L’engagement qui suivra, constitue d’un split-S avec demi-tonneau ouvrant sur la gauche sera parfait. Si ce n’est pas possible de se retrouver totalement dans ce cas de figure, ouvrez toujours avec un demi-tonneau dans le sens de l’adversaire, observez ce qu’il fait, et arrangez vous pour vous placer pour engager dans le sens de son virage…_JAMAIS_ en sens inverse. Une variante, est d’amener l’adversaire à tourner afin que vous vous retrouviez exactement entre lui et le soleil… il ne faut alors pas hésiter à commencer par prendre une déviation maximale (90 degrés) par rapport à son axe de vol et dans la direction du soleil… puis à resserrer jusqu'à avoir le soleil dans vos 6 heures. Il est à noter que le gain de l’avantage d’énergie n’est pas un impératif seulement pour le duel… c’est aussi un impératif pour le combat de patrouille et d’escadrille, ainsi que pour la protection de bombardier… c’est la raison pour laquelle une bonne escorte se fait toujours au-dessus des bombardiers, avec un avantage d’altitude appréciable (au moins 1000m) et des groupes repartis autour de la position des bombardiers. En dernier conseil pour la manœuvre d’approche,
quelques lapalissades qui ne sont jamais inutiles à répéter
: Pour étendre une approche ratée, il y
a deux méthodes : Si votre approche est ratée, pensez immédiatement à repérer les nuages ou les reliefs qui vous permettront de couvrir votre extension…. Foncez vous y réfugier, puis éloignez vous du combat pour évaluer la situation. Si l’un des deux adversaire prend l’avantage pendant l’approche, il est fort probable qu’il le gardera pendant tout le combat. La fuite est alors l’issue conseillée. Un bon pilote n’engage pas un combat sans mettre le maximum de chance de son côté. Si l’approche est ratée au point qu’il devienne inévitable que l’adversaire vous engage…. Alors préparez vous à sortir vos plus éblouissantes esquives… priez que l’adversaire fasse une erreur… enfin priez pour que ce ne soit pas un as…. Si c’en est un… hurlez dans la radio (enfin… pas trop fort quand même…et en perturbant le moins possible les communications en cours) pour appeler les coéquipiers à l’aide, cherchez toute l’aide possible (météo, DCA amie)… et préparez vous à évacuer votre appareil en vol… ce qui n’est jamais agréable...
Le but d’un engagement est de vous emmener dans
les 6 heures de votre adversaire, à une distance d’environ
200m avec un léger avantage de vitesse. Donc la encore, le maître mot est la PATIENCE, n’engagez pas avant d’être sûr de réussir, et si un engagement est raté, n’insistez pas, mais concentrez vous plutôt pour garder (ou regagner) l’avantage d’énergie, afin de réunir les conditions qui vous permettront de réussir un nouvel engagement. Nous allons examiner les conditions d’engagement
dans les cas suivants : L’engagement surprise Si par contre votre adversaire vous a repéré
assez tôt pour que vous ne puissiez pas engager immédiatement
et tente une manœuvre de dégagement, soit par un break,
un split-S ou un Immelmann, alors pensez avant tout à augmenter
le léger avantage d’énergie que vous devriez avoir
si vous êtes en phase de rapprochement. Si votre adversaire vous a vu tres tôt…
alors ne pensez pas engagement, pensez que vous êtes encore en
phase d’approche, et battez vous pour gagner une position d’approche
favorable (voir chapitre 1). Donc… ne suivez pas les breaks violents, ne dégradez
pas en virages serrés, ne sortez pas les volets ou pire les freins
de pique…. Ces casseurs d’énergie ne peuvent être
utilisés que si vous avez un avion beaucoup plus puissant avec
beaucoup plus d’accélération que votre adversaire. Et… gardez le visuel… le plus dur est sans
doute de piloter efficacement (faire des manœuvres propres) tout
en gardant un œil sur l’adversaire par-dessus votre épaule
quand vous êtes en phase ascendante…. C’est quelque
chose qu’il faut travailler. Si cela arrive tout de même… pensez que la aussi c’est celui qui gagnera l’avantage de l’énergie sur son adversaire (soit en étant plus haut ou plus rapide) qui réussira l’engagement…. Donc oubliez tout usage de volets, freins de piques (toujours dans le cas d’avions aux performances comparables) Si le combat s’engage dans le plan horizontal,
alors le premier qui établira un virage avec la meilleure vitesse
de virage (corner speed) sera celui qui réussira, car il tournera
plus vite que son adversaire. Si vous êtes tres rapide et ne pouvez suivre un virage à la meilleure vitesse, alors ne dégradez pas… faite un virage en montant puis redescendant (oreille) cela vous permettra de couper votre virage tout en conservant votre vitesse en fin de descente Si le combat s’engage dans le plan vertical (ou mixte horizontal-vertical)… alors gérez votre énergie, si vous n’avez peu de chance de vous retrouver rapidement dans les 6 heures de votre adversaire, convertissez un peu de vitesse en altitude, pas trop rapidement pour qu’il ne puisse pas vous suivre (pas de palier, ce n’est pas bon pour vous), mais dès que vous « sentez » un surplus de vitesse, montez légèrement pour rétablir votre vitesse aux environs de la meilleure vitesse de virage…. Et utilisez toutes la panoplie de figures que vous avez apprise à l’école de chasse… de façon judicieuse... Si les deux pilotes font de même… que le
meilleur gagne (si vous voyez que votre adversaire est meilleur que
vous à ce jeu… n’hésitez pas à dégager
si vous pouvez… un pilote vivant est toujours plus utile qu’un
pilote mort… il n’y a pas de honte dans la fuite) Sinon utilisez toute la panoplie des manœuvres
de survie apprises à l’école de chasse de votre
escadrille, faite overshooter votre adversaire… pensez à
voler en négatif (poussez sur le manche) en toute occasion (virage,
etc…) tout en évitant de décrocher…. Et espérez
la grossière erreur de l’adversaire qui lui fera dégrader
son énergie suffisamment pour que vous puissiez à nouveau
lutter à armes égales. Pensez aussi à ne pas trop vous rapprocher du
sol, à garder une altitude suffisante pour pouvoir utiliser le
parachute si vous êtes touchés. Et bien sûr, utilisez les nuages, la brume et
le relief pour masquer au maximum vos manœuvres d’esquives. Avec IL2/FB, c’est un problème pas si simple.
Le tir est difficile, et si vous êtes strictement dans les 6 heures
de votre adversaire et dans le même plan de vol, la silhouette
de votre cible est réduite et les points que vous allez toucher
(empennage, carlingue arrière, aile) ne sont pas des plus critiques,
sauf si vous tirez des obus de fort calibre. Pour ce faire, il y a plusieurs solutions : La encore... soyez patients… ne tirez pas en arrosant
dès que vous êtes à 300m ou plus, au risque de vider
vos chargeurs sans faire beaucoup plus que des trous dans le métal,
le bois ou la toile… attendez avant de tirer de pouvoir donner
la rafale mortelle. Quelle que soit votre façon de combattre, les
maîtres mots sont PATIENCE et GESTION DE L’ENERGIE. La phase la plus importante est celle de l’approche. Une approche mal faite vous expose à de grands dangers. Contre un bon pilote, il est à peu pres impossible de renverser une situation de combat mal engagée. Cela dit, vous aurez beau faire la meilleure approche possible, dans un duel contre un bon pilote, il faut piloter parfaitement, ou la moindre erreur sera exploitée... et il faut aussi se placer afin de garder quasi constamment votre adversaire en visuel, de façon à ne jamais être oblige de deviner ses intentions et de garder une évaluation tactique correcte. La plus grosse partie de l’analyse développée ci-dessus convient aussi pour le combat entre patrouilles et entre escadrilles. La phase d’approche doit obéir aux mêmes règles. La phase d’engagement par contre sera beaucoup plus complexe, étant donné qu’il sera impossible à tout pilote d’avoir une vue d’ensemble et qu’il sera tres difficile d’évaluer la situation tactique. C’est là que la communication entre pilote prendra tout son sens…. Cela fera l’objet d’une autre analyse. Sachez seulement qu’un bon flight leader doit être capable de savoir a tout instant où sont ses équipiers et ou sont les adversaires. L’as des as soviétiques Ivan Kozhedub etait capable de donner des ordres précis a sa patrouille (attention dans tes 6 heures, va sur untel, couvre bidule, etc…) tout en traquant et abattant ses propres cibles. Pegase_Rama |
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