Table des matières
Introduction
Le pas d'hélice
La richesse du mélange
Le compresseur ou turbocompresseur
WEP/Boost : la surpuissance
Le radiateur
Le trim
Les magnétos.
La manette des gaz
Les volets
Procédure de démarrage moteur
En finale
Introduction
Je vais tenter de décrire en langage courant les différents
éléments de gestion du moteur, leur utilisation et leurs
effets sur tout avion d'IL2FB. Je ferai de mon mieux pour donner des descriptions
et des analogies compréhensibles par tout un chacun. Ceci n'est
ni un manuel technique ni un manuel de vol. Les manuels de vol réels
contiennent des données spécifiques à chaque avion,
ce que l'équipe de développement d'FB n'a pas fait.
Le but de ce document
est de mettre le pied à l'étrier aux joueurs débutant
sur FB. Les nouveaux pilotes pourront éprouver et assimiler ce
qui s'applique à chaque avion particulier au fur et à
mesure de leur expérience. Des informations détaillées
sont disponibles dans les manuels d'FB, dans les manuels de vol réels
ainsi que dans les documents de formation au vol moteur en général.
Tailspin's Tales, situé à l'adresse http://mywebpages.comcast.net/Tailspin/index.htm,
est un site consacré à la documentation spécifique
aux amateurs de simulateurs de vol. De nombreux documents utiles s'y
trouvent, tant sur le vol que sur le combat aérien.
Les éléments décrits ici sont le pas d'hélice,
le mélange, le compresseur, le WEB/Boost ou puissance militaire
d'urgence, le radiateur, le trim, les magnétos, la manette des
gaz et les volets. Des données propres à chaque appareil
sont disponibles dans le CD2 d'FB : "AdvancedPDFmanual.pdf",
ainsi que dans le fichier readme, dans le répertoire d'installation
du jeu. Le manuel imprimé ainsi que l'aide-mémoire de
référence fournis avec le jeu contiennent des informations
pertinentes sur les méthodes de configuration et l'aspect des
instruments du tableau de bord.
Je m'en tiendrai à la terminologie des manuels et de l'aide-mémoire
d'FB pour éviter toute confusion. Un exemple en serait l'usage
incorrect qui est fait dans FB du terme "boost". Dans la réalité
"boost" désigne la pression créée par
le compresseur ou le turbocompresseur, et WEP la puissance militaire
d'urgence, c'est-à-dire au-delà de la puissance nominale
du moteur. Dans FB l'amalgame boost/WEP désigne tout additif
chimique injecté dans le mélange air/carburant, permettant
un accroissement temporaire de la puissance disponible.
IL2FB est à l'heure actuelle la simulation de Warbirds la plus
réaliste. Les personnes disposant d'une précédente
expérience des simulateurs de combat devront probablement laisser
de côté une bonne partie de leurs réflexes, et assimiler
les modèles de vol réalistes. Depuis la sortie d'FB, j'ai
vu nombre de joueurs dire que le jeu ne fonctionne pas, que tel ou tel
avion est buggé parce qu'il fait ou ne fait pas telle ou telle
chose. A chaque fois, il s'est avéré que le problème
ne venait ni du jeu ni de l'avion, mais du pilote. Malheureusement certains
ne sont même pas conscients de ce que leurs difficultés
proviennent d'un manque de formation. Ils accusent à tort l'équipe
de développement d'FB, et répandent de faussent informations.
On voudra bien excusere les erreurs de grammaire et autres, car je ne
suis pas rédacteur professionnel et j'ai de graves lacunes dans
deux langues (lol). Je pratique le vol réel depuis le début
des années 60, et la simulation depuis le début des années
80. Au vu des difficultés que semblent présenter pour
beaucoup tout ce qui concerne la gestion moteur, je me suis dit que
je pourrais partager mon savoir et mon expérience.
Je ne couvrirai pas chaque aspect très en détail. Ce n'est
qu'une introduction permettant à tous de mieux saisir la gestion
moteur dans FB, et de mieux profiter de toutes les ressources du jeu.

Le pas d'hélice
C'est l'angle d'incidence des pales de l'hélice par rapport à
la direction du déplacement. Autrement dit, il détermine
si l'hélice se visse plus ou moins fort dans l'air. C'est la
même chose pour les hélices de bateaux, les ventilateurs
ou les pales de turbines de réacteurs. Etendez la main hors d'une
voiture en mouvement, ou passez votre main dans l'eau : suivant l'inclinaison
de votre main dans l'eau, parallèle ou face au mouvement, vous
éprouverez une résistance plus ou moins grande, et vous
recueillerez plus ou moins d'eau. Le principe d'une hélice est
d'aspirer de l'air et de le pousser vers l'arrière de l'avion.
Il existe deux types de propulsion à hélice : tractrice
ou propulsive. Tous les avions d'FB sont à hélice tractrice.
La configuration propulsive comporte une hélice à l'arrière
du moteur, qui pousse l'avion vers l'avant. La configuration tractrice
comporte une hélice à l'avant du moteur, et elle tire
l'avion. Le pas de l'hélice détermine la quantité
d'air qui sera poussé ou tiré. L'augmentation du pas,
pour aspirer plus d'air à la fois, nécessite une augmentation
de la puissance pour conserver le régime du moteur à un
nombre de tour/minutes déterminé. Les avions anciens ou
plus simples sont équipés d'hélice à pas
fixe.
Tous les avions dans FB ont un pas par défaut fixé à
100%, que ce soit en manuel ou en automatique. 100% représente
le petit pas, qui aspire le moins d'air.L'angle d'incidence est indiqué
à droite de l'écran, avec une notation 100%, 95%, etc.
jusqu'à 0%, par incréments de 5%. 100% est le pas permettant
au moteur de tourner le plus facilement. A 95% les pales mordent plus
dans l'air et il faut plus de puissance pour faire tourner le moteur
au même régime. A 95% de pas et 2800t/mn, l'avion ira plus
vite qu'avec un pas à 100% et le même régime de
2800t/mn.
La quantité d'air aspirable par l'hélice dépend
de la puissance du moteur. Sur certains avion, à plein gaz et
pas à 100%, le moteur dépassera le nombre de tours/minutes
admissible. C'est ce qu'on appelle la survitesse de l'hélice,
ou surrégime du moteur.
Chaque avion a un régime maximum admissible, ou régime
de combat. Celui-ci vous fournira la meilleure vitesse à plein
gaz. L'AdvancedPDFmanual sur le CD2 vous le fournira pour chaque appareil.
Tout dépassement, même minime, de ce régime, rique
d'endommager votre moteur. Les avions américains ont une ligne
rouge sur le tachymètre, pour l'indiquer. De courts passages
au-dessus de cette ligne sont tolérables, du moins dans le jeu,
mais il n'est pas recommander de s'attarder au-dessus de cette ligne.
Seuls les avions américains sont équipés d'un indicateur
rouge, pour les autres il faut se conformer aux au régime de
combat recommandé.
Tous les moteurs ont une plage de puissance. Les moteurs d'avions sont
conçus pour opérer à un régime constant.
A bas régime le moteur a peu de puissance, tandis qu'à
un régime trop élevé la puissance diminue aussi,
avec le risque de l'endommager. Il faut toujours rester dans le meilleur
rapport régime/puissance. Par exemple s'il est compris entre
2000 et 3000 tours, si on est en dessous l'hélice ne peut plus
bénéficier de suffisamment de puissance, et au-dessus
de 3000 l'avion n'ira pas plus vite, par contre le moteur vivra moins
longtemps. Certains moteurs ont une plage large, entre 2000 et 3000
tours, d'autres une plage étroite, entre 2500 et 3000 tours.
L'idée, pour une vitesse maximum, est de garder le régime
au sommet de sa puissance.Ce pic peut être très étroit,
2700-2800 tours, alors que d'autres moteurs l'ont beaucoup plus large,
2500-3000 tours. Avec l'expérience, vous serez à même
de connaître et d'utiliser cette plage de puissance pour tous
les avions sur lesquels vous volerez.
Lorsqu'on passe de 100% à 95% puis 100% à nouveau, il
faut augmenter le régime, puis le réduire si l'on veut
garder le régime dans la plage optimale. Pour atteindre la meilleure
vitesse possible, il vous faudra mettre plein gaz au pas le plus faible
permettant de conserver le régime max admissible.
Sur certains appareils, plein gaz au pas de 100% endommagera le moteur
en raison du surrrégime généré. Sur certains
avions il faudra changer souvent de pas, tant pour le combat que pour
le vol simple, tandis que d'autres ne nécessiteront que peu d'ajustements.
L'analogie est possible entre le pas d'hélice et la boite de
vitesse d'une voiture. Pour accélérer il faut mettre des
gaz et changer de vitesse. A l'instar d'une voiture en première,
certains avions au pas de 100% atteindront le surrégime avec
une vitesse relativement faible. De la même façon qu'on
passe en seconde, mettre le pas à 95% diminuera le régime
et augmentera la vitesse. Sur certains avions, il faudra au décollage
mettre le pas à 75% pour éviter le surrrégime à
plein gaz.
Lors des piqués ou des montées, le pas doit également
être ajusté pour éviter le sous- ou le surrrégime.
Le sous-régime commence en-dessous de la plage de puissance du
moteur. L'hélice ne recevra plus assez d'énergie pour
propulser l'avion. Pour conserver une vitesse constante ou maximum lors
de manoeuvres de combat il faut ajuster le pas en fonction de la puissance
pour rester dans la plage de optimale. Ceci n'est pas facile et nécessite
de l'entrainement. Ecoutez le moteur, et une fois acoutumé à
son bruit vous saurez le maintenir au meilleur régime sans avoir
besoin de mettre le nez sur le tachymetre.
Les avions allemands ont un système automatisé ne nécessitant
pas d'ajustement manuel du pas d'hélice. Il est possible de passer
en manuel, sous réserve de configurer les boutons ad hoc. Ceci
n'est pas fait en standard dans le jeu. Le système automatique
a un temps de réponse plus long, lorsqu'on fait varier la manette
des gaz, que le système de réglage manuel du pas. Il est
possible d'obtenir un meilleur ratio puissance/pas en manuel qu'en automatique.
A la longue, vous pourrez ainsi gagner les quelques km/h qui vous permettront
d'obtenir une victoire, ou de vous rester vivant.
Les multi-moteurs ont la possibilité de mettre les hélices
en drapeau. C'est-à-dire que les pales se mettent parallèle
à l'axe de l'avion pour diminuer la traînée. C'est
nécessaire lorsuq'un moteur est arrêté, ou incapable
de fournir suffisamment de puissance. La traînée engendrée
par une hélice à l'arrêt peut être suffisante
pour empêcher l'autre moteur de conserver l'avion en ligne de
vol. Donc lorsqu'une hélice ne tourne plus, mettez-la en drapeau.
Il faut pour cela prévoir une touche.
Note sur les Me109 : l'AdvancedPDFmanual du CD2 indique 2500t/mn comme
régime de combat. J'utilise couramment une plage de 2500-3000
tours sans aucun dommage, avec un régime de 2600-2800 tours pour
la vitesse max ou la montée. Ecouter votre avion vous en dira
beaucoup. Ayez du bon sens : si le moteur commence à hurler ou
à vibrer à mort, il est sur le point de vous lâcher.
Rappelez-vous que les chiffres indiqués dans les manuels sont
des indications et peuvent être incorrects. Il peut être
nécessaire en combat d'outrepasser les règles classiques
de vol. Rappelez-vous simplement qu'à chaque fois que vous le
ferez vous encourrez le risque d'une panne. A la longue vous pourrez
déterminer quelles sont les limites de votre appareil.

La richesse du mélange
C'est le rapport air/carburant injecté dans les cylindres du
moteur. Dans FB la richesse varie de 120% à 0% par incréments
de 10%. La richesse auto de 100% est le paramétrage au début
de chaque partie, et convient à quasiment toutes les configurations
de vol. Enrichir le mélange signifie ajouter du carburant au
mélange. Appauvrir signifie diminuer le pourcentage de carburant
dans le mélange. A haute altitude la densité de l'air
est moindre, il faut donc diminuer la quantité d'essence injectée
pour conserver un rendement optimal. Le mélange se modifie selon
l'altitude de l'avion.
Un mélange trop riche fait cahotter le moteur, encrasse les bougies,
fait baisser le régime, et cause une émission de fumée
noire (combustion incomplète, comme avec une voiture mal réglée).
Je ne crois pas que l'encrassage des bougies soit implémenté
dans le code d'FB, par contre sur certains avions la chute de régime
et les traînées de fumée noire sont observées.
Un mélange trop pauvre provoque des ratés, diminue la
puissance, diminue le nombre de tours/minute, et peut endommager, voire
arrêter le moteur par défaut d'alimentation.
Lorsque le mélange correspond à l'altitude, le moteur
tourne au mieux de sa forme. Pour découvrir le meilleur paramétrage,
le mieux est de procéder à des essais. Ecoutez le moteur,
regardez le tachymètre, regardez si le moteur ne fume pas. Le
mélange doit être appauvri à mesure que l'on monte,
et vice-versa. En général, plein riche ou 80% conviennent
à basse altitude, et il faudra parfois appauvrir le mélange
à haute altitude pour maintenir un régime optimal. Sur
certains avions, l'utilisation du régime de surpuissance (boost/WEP)
au niveau de la mer nécessite de porter le mélange à
120%. Prenez 100% ou 120% pour décoller ou atterrir. Cette richesse
assure une sécurité durant les manoeuvres près
du sol. Il m'est apparu que 100% de richesse convient à tous
les avions pour le décollage et l'aterrissage.
Les avions pourvus de compresseurs ou de turbocompresseurs peuvent ne
pas nécessiter d'ajustement de la richesse, étant donné
que ce dispositif maintient une pression d'air constante dans le moteur
à toutes les altitudes.

Le compresseur
ou turbocompresseur
C'est un dispositif qui comprime le mélange air/carburant à
injecter dans les cylindres. Au fur et à mesure que l'altitude
augmente, la densité de l'air diminue, le moteur a moins d'air
pour assurer la combustione la puissance disponible diminue. Sans compresseur,
à une certaine altitude le moteur n'a plus de quoi tourner correctement,
et l'avion ne peut plus monter plus haut. Le moteur peut même
s'étouffer par manque d'air. Un compresseur améliore les
performances d'un moteur à haute altitude. Certains compresseurs
on même deux étages, en fait une sorte de boite de vitesse
à utiliser selon l'altitude. Le premier étage est utilisé
entre le sol et, mettons 3000m, tandis qu'au-delà de 3000m il
faut enclancher le deuxième étage. Les appareils ont des
systèmes de compresseurs parfois très différents.Ainsi
dans tel avion il sera possible de passer l'étage supérieur
vers 2500m, tandis qu'un autre ne tolèrera pas d'être engagé
avant 5000m sous peine de panne, en général dû à
une puissance disponible supérieure à ce que peut supporter
le moteur (tours/minutes excessifs, entre autre).
Observez votre
indicateur de pression d'admission. Grosso modo si vous engagez le deuxième
étage et que vous ne sentez aucune augmentation de la puissance
ou du nombre de tours, revenez au premier étage. Si depuis une
altitude élevée vous fondez sur l'ennemi, pensez à
revenir au premier étage lorsque vous serez à basse altitude
sous peine d'endommager le moteur. Certains appareils ont un compresseur
multi-étage, ou un compresseur qui ne nécessite pas d'intervention
manuelle. Il vous faudra prévoir deux touches pour les étages
1 et 2 des appareils qui disposent de compresseurs. Pour vérifier
si votre appareil dispose d'un compresseur multi-étage, appuyez
sur la touche déclenchant l'étage 2. Si aucune indication
n'apparaît à droite de l'écran, c'est que l'avion
ne dispose pas d'un compresseur ajustable manuellement.

WEP/Boost
: la surpuissance
Le terme boost tel qu'il est utilisé dans les manuels d'IL2FB
est techniquement incorrect. WEP (War Emergency Power, ou Puissance
militaire d'urgence) est le terme le plus largement employé aujourd'hui
pour désigner un dispositif d'augmentation très temporaire
de la puissance disponible. J'utiliserai ici le terme générique
de surpuissance.
La surpuissance est un additif qui augmente de façon très
momentanée la puissance disponible. Sur certains appareils on
peut pousser la manette jusqu'à 110% de puissance, sans utiliser
d'additifs. L'effet au-delà de 100% de gaz est à peu près
comparable à un additif en ce que cela augmente la température
du moteur et réduit sa longévité. Je ne rentrerai
pas dans le détail des différents produits chimiques utilisés,
je me contenterai d'en expliquer l'usage dans IL2FB.
Il faut prévoir un bouton pour déclencher la surpuissance.
Il sera utilisable sur les avions disposant de ce système. Dans
certains cas il faudra armer le système pour qu'il soit fonctionnel
lorsqu'on dépasse 100% de gaz, dans d'autres cas il faudra appuyer
sur le bouton afin d'obtenir la surpuissance. Dans d'autres cas enfin
le système est toujours actif et disponible. Toutefois le réservoir
d'additif n'est pas énorme, et son temps d'utilisation est limité.
Son utilisation peut provoquer une surchauffe du moteur. Sur certains
appareils le passage de la richesse du mélange à 120%
aura des effets similaires à ceux d'une surpuissance. Dans d'autres
cas l'usage de la surpuissance permettra de rester plus longtemps plein
gaz sans surchauffe du moteur. Quoi qu'il en soit votre moteur finira
par surchauffer, ce qui nécessitera une action sur le ou les
radiateurs et/ou sur la manette des gaz.
La surpuissance peut être utilisée chaque fois que vous
avez besoin de puissance ou de vitesse. Elle permet de grimper plus
vite, de tourner plus court, de faire décoller un avion lourd
depuis une piste courte, ou d'éviter de vous faire mitrailler
au décollage. Je préfère me faire enguirlander
par mon chef mécano pour cause de moteur ruiné, que de
prendre une concession au cimetière voisin. Vous seul décidez
de l'usage de la surpuissance.
Une série d'avion mérite une explication particulière
: les Me109 G6A/S, G10, G14, K-4. La surpuissance doit être armée
au point mort, sous peine de dommages. Moteur à 0%, enclanchez
le système en pressant le bouton adéquat. Ceci fait, la
surpuissance sera enclanchée chaque fois que vous passerez au-dessus
de 100% de gaz. Si vous épuisez votre réserve d'additif,
réduisez le moteur au maximum, afin de réduire les tours
au point mort, puis rappuyez sur le bouton pour désarmer le système.
Enfin remettez des gaz. Cette procédure doit être imprérativement
répétée.

Le radiateur
Il contrôle le refroidissement du moteur. Une dizaine d'incréments
sont disponibles pour régler son fonctionnement. Certains appareils
disposent cependant d'un contrôle automatique. Pour celà
consacrez un bouton au réglage du radiateur. Passez en revue
les différentes positions afin de savoir de quels réglages
dispose tel ou tel appareil. Conserver une aérodynamique propre
tout en refroidissant convenablement le moteur est un défi constant.
Plus on ouvre le radiateur, plus on crée de traînée,
moins l'avion peut aller vite. De plus, plus on vole vite, plus l'ouverture
du radiateur entrainera une dégradation des performances. Le
régime influe aussi beaucoup sur la température du moteur.
Si radiateur ouvert en grand et manette a fond le moteur chauffe trop,
réduisez les gaz à 90% ou moins, le moteur, brûlant
moins d'essence, refroidira mieux. De multiples moyens existent pour
empêcher le moteur de chauffer tout en gardant une configuration
relativement lisse. Il n'y a rien de pire que de bousiller un moteur
par surchauffe ou par un mélange inapproprié. Il est évident
que l'utilisation d'un mélange convenant à l'altitude
de vol permettra au moteur de moins chauffer. Un mélange trop
pauvre peut augmenter la température et endommager les cylindres.
Beaucoup se sont plaint de ce que la durée de vie des moteurs
des Me109 n'atteint que quelques minutes. Ce n'est pas vrai. La raison
pour laquelle ils tombent en panne est qu'ils sont mal réglés
: pas d'hélice impropre au régime, richesse excessive,
paramètres de radiateurs incorrects. Les pannes sont causées
par les pilotes, et n'ont rien à voir avec des bugs ou avec le
code du logiciel. Il m'est apparu que les moteurs des 109 sont tout
à fait solides, et je peux même aller brièvement
en surrégime sans endommager le moteur.
C'est en utilisant le meilleur régime de gaz avec le bon mélange,
couplé à l'ouverture du radiateur convenant à la
vitesse de vol que l'on aura le meilleur rendement. Cet équilibre
délicat vous permettra d'obtenir la meilleure vitesse, le meilleur
taux de montée, ou la plus grande autonomie.
La position "Fermé" vous permet d'avoir la meilleure
aérodynamique, et le plus faible refroidissement. La position
1 offre un refroidissement faible, mais une faible trainée. La
position "ouvert" propose plus de refroidissement et de trainée
que la position 8.

Le trim
C'est la possibilité, pour les surfaces de contrôle d'un
avion, d'être ajustées par faibles incréments :
ce sont le gouvernail de direction, les profondeurs et les ailerons.
Un avion correctement trimmé est beaucoup plus facile à
piloter. Il sera également plus sûr, et généralement
plus rapide. Je règle rarement le trim pour les ailerons ou le
gouvernail. Mais dans le cas d'un bombardier ces trims permettent de
maintenir l'avion sur une trajectoire stable pour s'aligner sur l'objectif.
Le trim de la profondeur sert à maintenir l'altitude ou à
contrôler le taux de montée ou de descente.
J'ai constaté que tous les avions, après le décollage,
tendent à monter avec leur trim par défaut.Si vous ne
voulez pas monter trop vite mais accélérer, un ajustement
vers le bas, en mettant le nez de l'avion à l'horizontale, ou
très légèrement vers le bas, fera l'affaire.Si
au lieu de mettre du trim vous maintenez l'avion en ligne en poussant
sur le manche, la vitesse augmentera mais moins vite, le vol sera inconfortable
et vous n'atteindrez pas la vitesse maximum de votre avion.
Lors des descentes ou des montées de longue durée, trimmer
l'avion améliorera le taux de montée ou de descente.

Les magnétos.
Elles fournissent l'avion en électricité, que ce soit
pour l'éclairage du tableau de bord ou pour le fonctionnement
des bougies. Il y a deux magnétos, droite et gauche, afin d'assurer
la sécurité par redondance. Si l'une d'elles défaille,
on peut toujours voler avec l'autre. En principe les deux magnétos
fonctionnent ensemble, indiquées sur la droite de l'écran
par 1+2 lorsqu'on les sélectionne toutes les deux avec le bouton
ad hoc. Il est normal, si une seule magnéto est sélectionnée,
de constater une diminution de 100 à 200 tours. Dans la réalité
les deux magnétos sont vérifiées avant le décollage,
le dysfonctionnement (arrêt du moteur ou chute trop importante
des tours) d'une seule d'entre elles motivant une annulation du vol
et une mise en réparation immédiate. Il ne me semble pas
nécessaire de trifouiller les magnétos dans FB, car le
réglage par défaut est 1+2 et je n'ai jamais eu d'ennuis
de ce côté-là.

La manette
des gaz
Elle détermine la vitesse de l'avion. En conjonction avec tous
les autres éléments, elle contrôle la vitesse et
la consommation de carburant. Si vous consultez l'AdvancedPDFmanual.pdf
du CD2, vous verrez que trois régimes sont affichés.
"Combat engine Setting" ou régime de combat, est le
régime le plus élevé utilisable sans causer de
dommages immédiats au moteur. A moins d'avoir un contrôle
automatique du pas, il faudra ajuster celui-ci pour parvenir à
la vitesse maximum à plein gaz. Le type d'avion, le réglage
du radiateur et du mélange déterminent la durée
pendant laquelle on pourra rester à ce régime avant que
le moteur ne surchauffe. Sur certains avions, rester longtemps à
ce régime l'endommage assez rapidement.
"Best Cruise" indique le régime autorisant la meilleure
vitesse de croisière compatible avec la longévité
et la fiabilité du moteur. Il faut ajuster le trim, les radiateurs,
l'étage du compresseur pour atteindre la plus grande vitesse
possible.
"Eco Cruise" représente le régime le plus économique
en carburant, avec une vitesse évidemment moindre que la Best
Cruise. Ceci nécessite également un ajustement fin de
tous les réglages déjà cités. Les vols de
longue durée peuvent impliquée une gestion serrée
du carburant. Des combats prolongés loin de la base peuvent également
nécessiter un retour à la base au régime économique.

Les volets
Ils augmentent la portance. En contrepartie ils engendrent de la traînée.
Déployer les volets à trop haute vitesse peut les endommager,
voire endommager la cellule de l'avion. En outre, ils ralentissent l'avion.
Trois réglages sont possibles pour les volets.
Les volets de combat (1er cran) sont utilisés pour augmenter
le taux de virage ou diminuer le rayon de virage, ainsi qu'abaisser
la vitesse de décrochage. Le taux de virage représente
le temps mis pour pour tourner d'un cap à l'autre, et le rayon
de virage l'espace nécessaire pour accomplir un virage à
360°. Un usage pertinent des volets peut vous permettre de vous
placer derrière un ennemi ou empêcher celui-ci de cadrer
son tir.
Les volets de décollage permettent de favoriser... le décollage
en donnant une portance supplémentaire. Ce peut être utile
pour décoller d'une courte piste avec un avion lourdement chargé,
ou de grimper suffisamment vite pour éviter des obstacles en
bout de piste.
Les volets d'atterissage permettent d'augmenter la portance et la traînée
afin de se poser doucement. Ils permettent également l'atterissage
en trois points, c'est à dire train principal et roulette en
même temps. Toutefois cette manoeuvre demande un angle d'attaque
assez élevé, pouvant empêcher de voir la piste.
Procédure de démarrage moteur
Vous devez affecter un certain nombre de touche pour démarrer
les moteurs. Sur un chasseur monomoteur il suffit d'enfoncer la touche
de démarrage. Pour les multimoteurs c'est un peu plus compliqué.
Il faut affecter les touches Sélectionner/Déselectionner
tous les moteurs, Sél./Désel. les moteurs gauches, Sél./Désel.
les moteurs droits, Sél./Désel.tous les moteurs ainsi
qu'une touche pour chaque moteur individuellement.Il est possible d'affecter
jusqu'à 8 moteurs.

Voici la procédure de démarrage d'un multimoteur
:
1.Appuyer sur Sel./Desel. Tous les moteurs.
2.Appuyer sur Sel. Gauche ou Sel.Droits puis Démarrage moteur.
3.Appuyer sur Sel. Droit ou Sel. Gauche selon le côté qui
n'a pas encore été démarré, puis Démarrage
moteur.
4.Appuyer sur Sel. Tous les moteurs pour que la manette des gaz contrôle
tous les moteurs.
C'est la façon la plus simple de démarrer un multimoteur.
Lors du roulage, sélectionnez un seul côté et mettez
un peu de gaz pour faire tourner l'avion sur la piste. Rappelez-vous
de tous les sélectionner à nouveau avant de décoller
!
Il est également possible de démarrer chaque moteur individuellement,
en sélectionnant chacun d'eux puis Démarrage.
Si un moteur est en feu il vous sera possible de le sélectionner
puis d'appuyer sur la touche Extincteur. Il faudra peut-être appuyer
plusieurs fois sur la touche pour obtenir l'effet
voulu.
Si un moteur donne des signes de faiblesse ou qu'il s'arrête,
sélectionnez-le et appuyeez sur la touche que vous aurez affecté
à Hélice en drapeau (feather prop). Dans la réalité
il faut faire chauffer le moteur avant de décoller. Ce n'est
certainement pas une mauvaise idée de le faire aussi dans FB
; même s'il est possible de mettre tout de suite des gaz, ce n'est
certainement pas bon pour le moteur. Encore une fois, sachez faire preuve
de bon sens.
Un avion nécessite une explication particulière : le Me262.
La procédure est similaire à celle des multimoteurs. Au
démarrage, le bruit de mobylette est celui du petit moteur deux-temps
qui entraîne la turbine à froid. Soyez extrèmement
prudent à bas régime, toute manipulation tant soit peu
brutale de la manette a pour résultat de mettre le feu au moteur.
De même, mettre plein gaz à basse vitesse finit quasiment
toujours en feu d'artifice. Ramenez la manette pour réduire la
température des tuyères, jusqu'à ce que la vitesse
soit suffisante pou offrir un bon refroidissement.
J'ai constaté qu'une fois en vol et à bonne vitesse, il
est possible de manipuler rapidement la manette entre 70% et 100% sans
risques d'incendie. De même au-dessus de 700km/h, il n'y a pas
de problème pour rester longtemps à 100%.

En finale
Vous avez maintenant une bonne approche de la gestion moteur dans IL2FB.
C'est à vous maintenant qu'il revient d'en faire usage. Les escadrilles
et les forums disposent des informations et des ressources dont vous
aurez besoin, qu'elles soient techniques ou tactiques. Les librairies
offrent également un très vaste choix d'information.
Vous trouverez nombre d'informations sur les modèles de vol et
le combat aérien sur
http://mywebpages.comcast.net/Tailspin/index.htm
De nombreux magazines consacrés aux avions et au vol ont des
sites gratuits remplis d'informations utiles. Des livres ont été
écrits par d'anciens pilotes de guerre, d'autres par des experts
dans ce domaine. Malheureusement tous ne sont pas à prendre au
pied de la lettre, car certains éditeurs se soucient plus de
rentablilité que de vérité. Pourquoi, vous demandez-vous,
tel avion vgrimpe-t-il moins bien dans IL2 qu'il n'est indiqué
dans mon livre ? Pourquoi au contraire va-t-il plus vite ? IL2 est-il
mauvais ? Le problème est que certains de ces livres de référence
ne sont pas fiables. Les plus grosses erreurs se remarquent dans les
vitesses de pointe ou le taux de montée. Ce n'est pas parce que
c'est imprimé dans un livre que c'est vrai. Dans la majorité
des cas les données ne comportent pas les conditions de l'essai.
Sans elles rien n'est reproductible ou vérifiable.
En effet tous les paramètres influent sur le vol : Les conditions
atmosphériques sont primordiales, et en général
rien n'est dit sur l'altitude du vol de test, ou les réglages
de l'avion ; quel taux d'octane dans l'essence, quel réglage
de radiateur, quelle viscosité d'huile, quelle quantité
de carburant emportée, etc...
Les développeurs de simulateurs de combat exploitent des enregistrements
de tests qui comportent tous ces détails omis dans les ouvrages
grand public. Ces document sont rares pour certains avions, et peuvent
coûter très chers. La raison pour laquelle des données
déjà disponibles quoique fausses ou incorrectes, continuent
d'être publiées, est qu'elles sont très rentables.
C'est ce qui a permis à des contre-vérités patentes
d'être répandues pendant des années.
Avant d'accuser IL, vérifiez dans les forums, quelqu'un a certainement
posté un message qui répondra à vos questions.
Postez des messages, on y répondra. Vous découvrirez que
de très nombreus joueurs sont désireux d'aider les autres.
Vous découvrirez aussi que certains sont des encyclopédies
vivante, et d'autres des ignorants crasses. Prenez toujours avec précautions
ce que vous lisez, car ce n'est pas parce que vous l'aurez lu souvent
que c'est vrai. Il n'y a que peu d'imperfections dans IL2, beaucoup
moins que les forums pourraient vous le faire croire.
L'équipe des développeurs d'IL 2 recherche la perfection.
Si vous pensez avoir trouvé un bug, si vous croyez que le comportement
de tel ou tel avion est incorrect, allez d'abord voir dans les forums,
puis ensuite seulement postez un message clair, précis et concis
détaillant les conditions de test sur ce que vous pensez être
un défaut. Pensez à poster votre message dans le forum
dédié à votre sujet.
Si vous trouvez effectivement une incohérence ou une erreur dans
IL2 sachez que les développeurs feront tout pour y remédier.
Soyez patient, car ils devront d'abord résoudre les plus importantes
incohérences (relativement au jeu).
Un
commentaire
Bonne
chance et à bientôt dans le ciel.
Vulgar