J'ai volé...mais pas devant mon PC
Par
FAW_JACO

<< Menu
<<Article précédent
Article suivant >>

Ca y est, premier vol pour jaco le 12 juin 2004.

Décollage Chabeuil, direction crest, 360° et retour, touch and go, ensuite poser à Romans avec vent de travers 20 noeuds, le nez à 15° vers la gauche sur piste en herbe.

Là je visite des avions anciens (Broussard, Piper cub plus un autre avec moteur argus inversé et train trycique rentrant de 1946), petit panaché offert par les anciens.

Décollage et retour Valence vent dans le dos, total 2 heures de bonheur et 50 minutes de vol.

J'ai tenu les commandes tout le temps, alors quelles impressions?

Palonnier finalement on s'en sert jamais, on corrige au manche, tenue d'assiette je m'en suis pas mal tiré, règlage compensateur indispensable à chaque étape du vol sinon fatigue des bras, checklists diverses j'ai suivi les procédures. j'ai fait deux approches jusqu'à l'arrondi et un décollage complet, j'ai fait tous les hippodromes.

Ca secouait un peu et j'ai tenu le manche donc j'ai pas pu filmer sauf décollage de romans.

Mon moniteur (un copain neurologue retraité, 2500 h. de vol et 40 ans de zinc) m'a dit que j'étais doué, à cause de la pratique du simulateur...
A
h, les mecs, l'hippodrome où on cherche la piste par dessus l'épaule et on place le zinc jusqu'à l'axe c'est génial.

Outre les sensations physiques qu'on a pas dans notre simulateur, il y a aussi une sensation de vitesse au dernier moment quand on arrive près de la piste et à l'arrondi qui est plus rapide que dans le simulateur. sinon c'est assez proche.

Différence aussi avec les turbulences qui s'atténuent progressivement quand on monte vers 1500 pieds et un vol assez calme à 2500 pieds, le vario on s'en sert pas on se sert des références capot par rapport à l'horizon. je l'ai regardé quand même et j'ai tenu l'assiette à l'horizon artificiel plutôt qu'en regardant les ailes.

Bien sûr le copain n'a pas arrèté de me corriger, en virage tendance à virer trop sec et l'avertisseur de décrochage chantait souvent (10° pas plus en pratique). par contre grimper avc vario +15 sans problème, palier 80 à 100 noeuds, j'avais tendance à monter en continu sans le ressentir, ne pas descendre les volets au-dessus de 80 noeuds, aterrissage 65 noeuds, décrochage 50 noeuds.

Pour la dernière approche qui s'est faite au VOR + ILS j'ai suivi le plan de descente au moteur en corrigeant au manche pour l'axe c'était pas si simple avec turbulences de plus qui secouaient, il a fallu que je freine le zinc pour descendre les volets, en corrigeant le cabré à la sortie des trainées, en mettant moteur au ralenti puis récupérer le plan de descente parce que j'étais ensuite trop bas, pas de problème, moulin 2700 tours et le zinc est vite remonté.

Sincèrement, sensations terribles pourtant c'était un petit biplace piper tomawack très simpa mais bien équipé (VOR, DME) adarpé à l'IFR et un moulin de 150 cv.

Y a pas, le matériel américain c'est nickel à l'intérieur, comme une bagnole, accoudoirs, pare-soleis, fauteuils confortables, bruit pas trop pénible (avec casque et micro comme à la maison), j'ai entendu tous les dialogues tour en français et en anglais (because des rosbeefs qui s'étaient paumés en bimoteur et la tour les ramenait sur Valence).

Dialogues tour asse banaux avec même des mecs qui bafouillaient...

Aéroclub dirigé par un ancien colonel armée de l'air, roulage sur les bandes jaunes sinon pas content.

A noter au sol un certain effort au palonnier pour faire virer le nez et je surcompensais au premier roulage, au deuxième j'ai été pas trop mauvais. les freins en bout de palonnier, appuyer assez fort et j' ai fait des dosages très astymétriques au début, ça c'est très différent aussi du simulateur.

Le point fixe en vérifiant les magnétos c'est génial.

A noter qu'on a fait tout le vol plein riche et la richesse down fait l'étouffoir pour éteindre le moteur. mise en route rès simple, 6 injections carbus et start comme sur une bagnole.

Plus plein d'autres choses dans les boutons a faire selon la check-list (sinon on grille alternateur, nav ou vilbrequin par exemple).

Aïe, y parait qu'il faut pas rèver pour le brevet (60 heures environ 40.000 balles). oui, chef, bien chef!

Oui mais j'ai volé et ça c'est encore mieux que le simu.

A noter que plusieurs pilotes que j'ai vu font du simu très régulièrement, dont un qui est dans une escadrille virtuelle sur FS 2004.


Comme quoi, y a pas que nous qui sommes fèlés, le simu c'est une très bonne introduction au pilotage vrai, car mon moniteur a été étonné que je reste calme et prenne des initiatives assez vite il m'a corrigé assez rarement pour la tenue cap et assiette, pour les hippodromes et le plan de descente, il croyait que j'avais déja piloté!

A quand un simu avec le siège qui bouge?


Commentaire