Musée Base Aérienne 112 "Marin la Meslée"
Par
Redaction France Simulation

Faw_Harley - Faw_Spit
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Le musée de la Base aérienne 112 et de l’Aéronautique Locale fut inauguré en juin 2002. Hélas ce musée n’est visible que sur rendez-vous pour des groupes ou si vous êtes familier de l’appareil militaire ou en pays de connaissance ce qui est un peu notre cas. Nous avons profité des journées du patrimoine pour rencontrer l’administrateur du musée M. Frédéric Lafarge qui à accueilli avec gentillesse, nos amis Jean Prott & Pierre Accart ainsi que la rédaction de France Simulation. Et nous à fait l’amitié de nous présenter le musée, mais aussi l’avenir envisagé pour et autour de ce musée.

Après une présentation de la base Aérienne, de ses missions, un peu de son histoire et son poids économique dans notre région nous avons pu admirer les 2 appareils en expo statique, un Vautour IIN et un Republic RF 84 F appareils qui équipèrent la 30eme EC chacun à leur époque.

 

Ensuite visite du musée qui comporte 8 salles thématiques :

- Hall d’entrée :La base aérienne 112 Aujourd’hui
- Salle Commandant Marin la Meslée : Edmond Marin la Meslée as de la seconde guerre mondiale
- Salle Henri Farman : 1er Vol de ville à ville et la grande semaine d’aviation de Reims 1909 (1908-1909)
- Salle Marcel Prévost : Le temps des Meetings (1910 – 1913)
- Salle Sous-Lieutenant Dorme : La Grande Guerre à Reims et dans ses environs (1914 – 1918)
- Salle Coste et Bellonte : La base aérienne 112 vitrine de l’armée de l’air (1925 – 1939)
- Salle Capitaine Accart : La seconde guerre Mondiale (1939 – 1949)
- Salle Lieutenant Colonel Bataille : La renaissance de la base Aérienne 112 (1950 –1993)

Clair et accueillant le musée est sans conteste une promenade dans l’histoire aéronautique de notre région. Les journées du patrimoine permettant de laisser entre le public sans contrainte particulière nous avons pu mesure l’intérêt des particuliers pour le sujet, mais nous avons eu hélas encore une fois la preuve du travail à faire pour éradiquer les idées reçus et les a priori toujours existants en particulier sur la période de septembre 1939 en juillet 40.. Ce qui a permit à notre ami Jean Prott de pratiquer un de ses exercices favoris.. Remettre les pendules a l’heure avec une verve et un enthousiasme communicatif.

 

La poignée de personne présentes à pu bénéficier des témoignages et des connaissances de notre groupe un peu particulier. Surtout dans la Salle Marin la Meslée où est exposé le moteur du Curtiss H75 N°151 du capitaine Accart, qui du évacuer son appareil gravement blessé par une balle de 7,92mm tirée par un mitrailleur du Dornier qu’il abattait, balle qui le frappa au front et pénétra derrière un œil a quelques mm du cerveau, malgré cette blessure le Capitaine Accart réussit malgré tout a sauter et fut sauvé in ex-trémis par des civils, il dut observer ensuite une très longue convalescence. Voir ce moteur, tordu meurtri arraché à la terre même est déjà émouvant, mais quand celui qui raconte l’histoire n’est autre que le fils de ce grand pilote, la leçon de chose prend une autre tournure, pour le public, et même pour nous qui sommes pourtant maintenant habitué à côtoyer ces témoins de l’histoire. A noter que dans cette salle sont exposées de très belles peintures réalisées par M. Wenisch, peintre de talent, et ancien mécanicien de Marin La Meslée.

Les diverses salles sont claires et très agréables pour le non initié, certains clichés sont peu connus, l’idée de retracer l’histoire aéronautique de Reims et de sa région est une excellente idée, car peu de cas semble fait pas les autorités civiles par le fait que Reims soit une des villes berceau de l’aviation on ne peut donc que saluer l’attitude de ce musée qui aurait pu se contenter de parler de la chose militaire, mais à pris le chemin de retracer un pan de l’histoire de l’aviation française.

Les salles Farman et celle des grands meetings font un peu sourire le public, car les appareils sont étranges, les tenues des pilotes semblent tout droit sorties d’une « histoire sans parole » mais quand on se penche un peu sur l’histoire de ces hommes, l’éclairage change et on mesure le courage, l’esprit d’invention et la ténacité de ces pionniers..

Viens ensuite la salle de la Grande Guerre.. Elle a tout particulièrement marqué la ville de Reims qui au moment de l’Armistice ne compte plus que 7 maisons totalement intactes, la ville est détruite presque rasée.. Elle sera reconstruite entièrement à l’Américaine, rue se coupant à angles droits larges avenues.. Qui nous évite encore aujourd’hui les embouteillages de beaucoup de villes ! On peut y voir plusieurs maquettes d’appareils ayant participé à la grande guerre, une évocation des tranchées, et du sous lieutenant « Dorme » une grande figure de l’aviation de chasse naissante.

Puis la salle retraçant la splendeur de la Ba112 entre deux guerres, qui étant la base la plus moderne de France servait de vitrine a notre aviation. Elle recevait donc de nombreuses visites d’officiels, de généraux et de chefs d’états. On y découvre la première unité parachutiste française, utilisant un avion expérimental DB70 Dyle & Bacalan. On peut également mesurer le décalage technologique au vu des clichés des appareils stationnés sur cette base juste avant guerre. Base qui fut visité par Ehrard Milch suite a une demande faite au Capitaine Accart lors du Meeting de Zurich, on apprend grâce à Pierre Accart que son père avait recueilli des propos tenus par les pilotes allemands qui « admiraient la formation et la maestria des pilotes français mais regrettaient de devoir leur faire la guerre dans l’avenir (sic)» ajoutons à cela la présentation du Messerschmitt 109 à Zurich dépassant les 500 km/h alors que nos pilotes volaient sur Dewoitine 501.. Ce fait rapporté suscita cette réponse faite par les autorités militaires « allons messieurs c’est une hallucination collective… »

Viens ensuite la salle 1939 1949 la seconde guerre mondiale. Elle retrace la vie de la base dans cette période l’accueil des appareils de la RAF Hurricane et Fairey Battles de l’AASF. Qui furent déployé sur les terrains de la région. L’occupation de la base par les Allemands, et son utilisation part Junkers comme atelier de montage et de réparation pour les JU88.. Plus étonnant, la présence sur la base de Heinkel HE111Z « Zwilling » et de Blohm Voss BV141.. Atteste son utilisation en tant que pôle technique plus que comme base à vocation combattante. Cela change quelque peu après le 6 juin 44 jusqu’en août moment ou la base fut évacuée Elle sera détruite à 85% à la suite des raids alliées et ensuite utilisée par les forces US de septembre a mai 45 ensuite utilisée comme zone de stockage de matériels US.

Puis la salle retraçant la renaissance de cette base, en 1952 le Colonel Accart alors commandant de la BA112, baptise la base du nom de son compagnon d’arme et ami « Commandant Marin la Meslée » Elle renaît alors recevant diverses unités dont le prestigieux Normandie – Niémen qui y séjournera de 66 a 93.. En compagnie de l’escadron Lorraine descendant du groupe GB1 premier groupe de bombardement de la France libre. En 1974 elle sera la première base à mettre en œuvre le Mirage F1 qui est toujours la monture des unités.. F1 CR CT et B .. Les F1C ayant été récemment retirés du service opérationnel.


La boucle est bouclée.. Nous avons voyagé au long de 95 années d’histoire aéronautique de ce petit coin de Champagne où il n’y a pas que les bulles qui pétillent, mais aussi les yeux des visiteurs, et surtout ceux de nos anciens qui ne se lassent pas de dispenser leur savoir, leurs souvenirs avec les visiteurs..


Excellente matinée que nous désirions partager avec vous tous..

FAW_Harley - Faw_Spit

Tous nos remerciements à M. Frédéric Lafarge et toute son équipe pour leur accueil chaleureux, à M Jean Prott notre intarissable ami, à M Pierre Accart qui nous ouvre toutes ses archives..